Développez votre arbre de compétences grâce à l’art des soft-skills !

Selon Les Echos, 90% des recruteurs en 2018 étaient persuadés que les soft skills continueront à prendre de l’importance dans le processus de recrutement. Là où les diplômes sont de moins en moins l’élément déterminant lors de l’embauche, les soft skills (« compétences douces ») deviennent un point non-négligeable que les candidats doivent apprendre à développer et à valoriser. Mais au final, c’est quoi les soft skills ? Comment déterminer les siennes ?

Les softs skills désignent les qualités et les compétences humaines comportementales. Toute personne en quête d’un emploi doit prendre conscience de ses propres atouts : ce terme représente les valeurs, les qualités et les traits de personnalité d’un individu. Ainsi, l’empathie, le partage, l’engagement ou encore l’esprit d’innovation sont des compétences indispensables à tout recrutement. Les softs skills, contrairement aux compétences techniques que nous acquérons grâce au travail (hard skills), sont des qualités diverses et variées, propres à chaque individu.

En effet, tout au long de sa vie, chaque personne va assimiler et parfaire ses qualités personnelles déjà acquises : des qualités que l’on ne peut transmettre puisqu’innées. Pour beaucoup de recruteurs, les softs skills sont primordiales lors d’un entretien d’embauche car elles permettent de susciter leur intérêt. Elles sont importantes afin d’agir pour le bon développement de l’entreprise et ainsi améliorer considérablement le bien-être de tous les salariés.

À l’heure actuelle, ces compétences sont omniprésentes dans le monde du travail … À un tel point que certains ont choisis d’enseigner cette matière au sein d’établissements universitaires. Ainsi, les jeunes, futurs demandeurs d’emploi, sont directement accoutumés aux soft skills : le but étant de leur expliquer l’importance des compétences humaines pour leur future carrière. Ne pas se concentrer uniquement sur l’aspect technique et sur les diplômes devient alors un enjeu majeur pour les enseignants. Ils tendent ainsi à faire sortir les étudiants de leur confort et de leurs aprioris. Par exemple, Laure Bertrand, Enseignant-Chercheur en Ressources Humaines, dirige un cours en « Soft Skills et Transversalité » au pôle Léonard de Vinci.

Les softs skills ne sont pas une évidence pédagogique. Plusieurs grandes écoles proposent donc des projets de groupes permettant aux jeunes de mettre en avant leurs compétences personnelles mais aussi et surtout de mettre en avant le travail d’équipe. Beaucoup d’entreprises recherchent des jeunes diplômés capables de savoir interagir entre collègues : avoir des idées novatrices et être créatif est également grandement recherché auprès des recruteurs. Pouvoir mettre en place des exercices qui permettent de se révéler est donc indispensable. Les jeunes doivent sortir des rangs et apprendre à se connaître eux-mêmes afin de révéler leur potentiel. Ces enseignants chercheurs souhaitent donc challenger ces futurs diplômés afin de les faire sortir du système purement scolaire.

« Les hard skills permettent de décrocher un entretien d’embauche, les soft skills permettent de le réussir »Abdelhamid Benhamma, directeur de Page Personnel.

Dans un monde professionnel en perpétuel changement, toute personne à la recherche d’un emploi doit être en mesure de s’adapter. Il faut donc pouvoir communiquer, comprendre l’autre et gérer parfois des conflits. Aujourd’hui la quantité de candidats diplômés est tellement conséquente qu’il est devenu nécéssaire de pouvoir se différencier. Les compétences techniques sont pauvres si elles ne sont pas encouragées par les soft skills. La prise de conscience de ces soft skills donne plus de chances à l’obtention d’un post. Apprendre à manier correctement ces compétences permet également de pouvoir évoluer dans sa carrière : savoir se démarquer est donc devenu un enjeu majeur, car à formation égale, seul des compétences comportementales sont indispensables.

« Notre métier ce n’est plus de diplômer des gens – et je doute qu’il l’ait été un jour – notre métier c’est de doter des femmes et des hommes des compétences nécessaires pour qu’ils soient acteurs d’une vie économique et sociale. » – Bernard Belletante, directeur de l’EM Lyon BS

Aussi divers et variés soient-ils, les softs skills se répartissent en trois familles :

Ces familles regroupent une partie des soft skills les plus importantes et indispensables.

En entreprise, les softs skills jouent sans équivoque un rôle clé. Certaines sont privilégiées au détriment d’autres, voici les plus recherchés en entreprise :

  • L’adaptabilité :

La faculté d’adaptation est une qualité primordiale dans un milieu en constante évolution. Pouvoir s’intégrer dans des structures différentes, que ce soit en termes de format ou de mentalité, permet d’être paré à affronter n’importe quelle situation et réagir en étant plus spontané. Pour perdurer les entreprises innovent en terme de gestion, missions, travail ou encore utilisations de nouveaux outils. L’adaptabilité est donc une qualité de taille dans le monde du travail.

  • La communication :

Le fait de savoir communiquer est indispensable, en entreprise cette qualité est d’autant plus importante car il faut être apte à véhiculer des informations, diriger des équipes, créer des messages clairs et accessibles … La communication est le moteur du système entrepreneurial, qu’elle soit verbale ou non-verbale il faut savoir maîtriser les codes de cette dernière pour les exploiter au mieux. Qu’il s’agisse de recrutement, conflits, argumentation ou simple transmission de messages, la communication est la base des relations et la maîtriser vous aidera à mieux avancer.

  • Le sens de l’organisation :

Planifier son travail, anticiper pour être paré à toute éventualité, ne pas être pris au dépourvu … voilà en quoi consiste l’organisation. Gérer ses priorités, adapter son calendrier ou tout simplement lister les tâches à effectuer ; tout cela permet d’être plus performant. En ayant le sens de l’organisation nous constatons que le travail fourni est plus efficace et que la quantité de stress produite est relativement moindre. S’organiser et toujours anticiper permet de ne jamais être dans l’impasse ou se sentir impuissant. Le sens de l’organisation est un atout à développer et à mettre en avant car il montre une gestion de responsabilité et une qualité d’autonomie.

  • L’empathie :

Cette capacité émotionnelle n’est pas à négliger dans le milieu professionnel, le fait de ressentir l’état émotionnel et cognitif de son interlocuteur, l’écouter en étant attentif, cela permet de mieux comprendre et réagir en fonction de ce qui a été perçus. L’empathie est certes délicate mais une fois maitrisée il sera possible de résoudre des conflits, anticiper, convaincre et réagir avec plus d’aisance. L’écoute ou encore la bienveillance sont des qualités qui se rattachent à l’empathie.

 

Pour l’instant, les softs skills ne sont pas assez mises en avant sur les réseaux sociaux comme LinkedIn, et y faire allusion sur son CV n’est pas encore un réflexe pour de nombreux candidats. S’il est certes compliqué de prendre conscience de ses propres compétences, il est pourtant important pour beaucoup de recruteurs de connaître les qualités naturelles ou les spécificités de quelqu’un avant de l’embaucher. L’idéal pour le candidat est de prendre du recul sur sa personne, et de se questionner objectivement sur ses capacités intrinsèques. 

 

Un article de Hugo Maillard, Justine Lepinay, Julien Ozilou et Romain Libaud

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